Pasteurisateur

Pour la pasteurisation des produits à coeur. Il s'agit d'exposer les produits à un traitement thermique, durant un temps à déterminer selon leur épaisseur ou le type de farce, s’il s’agit de ravioli ou cappelletti). Le traitement consiste dans la projection d'un jet de vapeur à 90ºC. Les pâtes lisses et farcies sont ensuite soumises à un séchage de surface, puis refroidies, avant d'être conditionnées sous atmosphère modifiée

Tunnel de séchage vibrant

Pour les lignes de production de moyenne et grande capacité, les pâtes et ravioli passeront, en sortie du pasteurisateur, dans un tunnel vibrant (appelé «trabatto»), pour effectuer un séchage de surface. Les pâtes et ravioli vont effectuer plusieurs passages à travers les différents niveaux de la machine où ils seront soumis à une ventilation avec un chauffage modéré, ce qui aura pour effet non seulement débarrasser de l'humidité de surface, mais aussi d'éviter, grâce aux vibrations, que les produits ne collent entre eux.

Cellule ou tunnel de Refroidissement

Ces équipements ont pour fonction d'abaisser rapidement la température du produit au dessous de 10ºC, avant son conditionnement et de pallier ainsi la prolifération bactérienne, qui est importante entre 70ºC et 10ºC.

Stérilisateur

Après le conditionnement sous ATM et pour prolonger la DLC, le sachet ou la barquette, pourra être soumis à un traitement complémentaire dans un stérilisateur, ce qui permettra d'atteindre une durée, pouvant aller jusqu'à 54 jours, selon le type de farce. Des tests devront être effectués, afin de déterminer, avec une marge de sécurité, la DLC à indiquer sur les emballages.

Nota: pour les petites lignes de production, il est préférable de se contenter d'une DLC plus courte, de façon à limiter des investissements trop importants, en regard de la capacité de production

Le gluten est présent dans toutes les variétés de blé (tendre, dur, épeautre, kamut) et dans d’autres céréales, telles que l’avoine, le seigle, l’orge, etc…
En raison de ses propriétés agglutinantes, il est indispensable dans la fabrication des pâtes alimentaires.

Sur le plan nutritionnel, il apporte des protéines composées d’acides aminés, essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Une équipe de chercheurs serait même arrivée à la conclusion que supprimer toute présence de gluten dans l’alimentation, pourrait entrainer un risque de maladie cardiovasculaire (source Harvard medical school).

Les personnes atteintes de la maladie cœliaque doivent, quant à elles, bannir le gluten. Elles n’ont donc pas le choix. Aujourd’hui, elles trouvent des produits sans gluten d’une excellente qualité organoleptique, ce qui n’était pas le cas par le passé.

Abstraction faite de l’intolérance aux gliadines, on note parallèlement une tendance à remettre en cause le gluten, auquel il est reproché des effets indésirables, notamment intestinaux.
Les nuisances souvent imaginaires, attribuées à cette protéine, vont bon train et s’agissant en partie d’un phénomène de «mode», l’industrie agroalimentaire ne se prive pas de communiquer sur son absence, allant jusqu’à faire figurer la mention Sans Gluten ou Gluten Free, sur des produits qui, de par leur nature, ne peuvent pas en contenir. Il s’agit ici d’une stratégie marketing, destinée à compenser l’image négative de certaines de leurs spécialités (par exemple le soda).

Au-delà de cette vogue, il faut cependant noter que certaines personnes peuvent être incommodées par le gluten, notamment celles qui consomment des pains industriels, élaborés avec des blés modifiés ou avec des farines dans lesquelles ont été ajoutés des extraits de gluten sec, afin d’en faciliter le travail.

Quelles que soient les raisons et parce que de toute façon l’alimentation humaine évolue sans cesse et porte son lot de légitimes revendications, en termes de diversité et «d’exotisme», on trouve aujourd’hui sur le marché, nombre de produits à base de céréales sans gluten ou de légumineuses, dont les apports nutritionnels et les plaisirs gustatifs rencontrent un écho favorable chez les consommateurs.

Les pâtes alimentaires ne font pas exception à cette démarche et se sont enrichies d’une offre de spécialités dans lesquelles le blé dur (ou tendre) a été remplacé par des légumineuses (pâtes à base de farine de pois chiches ou lentilles) ou des céréales sans gluten (pâtes de maïs, de sarrasin ou encore, de quinoa).
Certains pays utilisent des espèces de céréales endémiques, inscrites dans les traditions culinaires locales, c’est le cas du quinoa au Pérou, pays dans lequel TECHNOPAST a installé des unités de production de pâtes de farine de quinoa.

Néanmoins, les farines de céréales dépourvues de gluten (maïs, riz, sarrasin, etc.) et pour une moindre part, le quinoa (qui contient des prolamines, formant un réseau gélatineux), doivent subir des modifications ou recevoir des additifs, avant de pouvoir être transformées en pâtes alimentaires. Il peut s’agir d’émulsifiants provenant d’huiles végétales ou d’un process de gélatinisation, qui consiste en un traitement thermique de la farine crue.

Avec des lignes de production de pâtes de moyenne capacité, il est en général préférable d’utiliser une farine prégélatinisée. Concernant les lignes de production de pâtes industrielles, il est indispensable d’intégrer en amont une unité de pré-gélatinisation, ce qui représente un investissement relativement important.

Dans le cas d’un exploitant agricole souhaitant transformer des légumineuses cultivées et broyées sur place, il est préférable de procéder à des tests préalables à l’achat des équipements de production. TECHNOPAST effectue régulièrement des essais de faisabilité avec des échantillons de farines confiés par ses clients.

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